dimanche 24 février 2019

L'île de Pâques

Fascinante et mystérieuse île de Pâques!

Célèbre pour ses Moaï (sculpture de pierre à silhouette humaine), 
l'île de Pâques (Rapa nui) est un "confetti" au milieu de l'océan pacifique sud. 
Elle est l'île la plus isolée au monde.
Cette petite île volcanique, de forme triangulaire, d'une superficie de 161 km²,
appartient au Chili depuis 1888.
Le mont Terevaka est son point culminant, il s'élève à 507 mètres d'altitude.


Photo pxhere
Photo Pixabay


Les différents sables que l'on peut trouver sur l'île

Mes quelques échantillons

De gauche à droite:
1- Plage Ovahe, type 1      4- Plage Anakena type 2     7- Plage Anakena dune 
2- Plage Ovahe, type 2      5- Plage Anakena type 3     8- Puna Pau
3- Plage Anakena type1    6- Plage Anakena dune       9- Poko Poko

Les côtes de l'île de Pâques sont rocheuses. Seules, deux plages, situées au nord de l'île,
Ovahe,  jolie crique de sable rose et Anakena, à l'origine de l'histoire de l'île 
car c'est à cet endroit que débarquèrent les premiers colons polynésiens.


Ovahe : 

Petite crique entourée de falaises rouges, volcaniques. Le sable de cette magnifique plage est rose, cette couleur est due à l'érosion de la falaise et au mélange des coraux et des scories.



 La plage et la vue satellite


Dans ce sable, on trouve des coraux usés, des foraminifères de type Adelosina
(blanc en forme d'oeil sur la photo 1), Spiroloculina,  des spicules d'éponges, des débris de coquillages...

Anakena :


La plage principale de l'île.
Sable fin, palmiers et à quelques mètres, tournant le dos, la plateforme Ahu Nau Nau et ses sept moaï.


Poko Poko :


Prés de Hanga Roa, à Hanga Vare Vare, jolie piscine naturelle, peu profonde, bordée de palmiers,
cet endroit est protégé des vagues et permet la baignade de ce côté de l'île où il n'y a pas de plage.




Puna Pau :


Située au nord de Hanga Roa, Puna Pau est une carrière dans le cratère d'un volcan éteint.

A l'intérieur du cratère, une carrière de scories rouges qui servaient à fabriquer des récipients et aussi les coiffes (pukao) de certains moaï.


Scories rouges, poreuses et à dureté réduite, 
la couleur est due à la présence d'oxyde de fer. 



Et pour terminer, une jolie vidéo sur l'histoire des Moaï!



Je remercie Bernard et Michèle pour ces superbes échantillons.



vendredi 9 novembre 2018

Epaves du Var, sables de plongée

Une épave est ce qu'il reste d'un navire ou avion après qu'il se soit échoué ou ait fait naufrage.
Les plus vieilles fournissent de précieuses informations historiques. 
La cargaison de certaines attirent les chasseurs de trésor.

Dans le département du Var, de nombreuses épaves reposent au fond de l'eau. 


Les échantillons récoltés près de quelques-unes d'entre elles sont très riches 
en foraminifères et passionnants à étudier au microscope.

Je partage ce plaisir avec vous.

LE TOGO :
Cargo de 76 m construit en 1882 à Newcastle, le Togo transporte du charbon en Méditerranée. Il sombre le 12 mai 1918 après avoir percuté une mine flottante en baie de Cavalaire. 
Sable prélevé à - 59 mètres, coordonnées 43.10.064N - 06.35.537E.

Ce sable regorge de foraminifères, de débris de tests, de micro-coquilles. 
Le foraminifère rond strié sur les photos est un elphidium.



LE DONATOR :
Cargo construit en 1931 en Norvège, il coule le 10 novembre 1945 après avoir heurté une mine. L'épave est posée sur un désert de sable. 





L'ARROYO :
Navire citerne construit 1921, coulé volontairement par la Marine Nationale le 18 août 1953 pour servir d'exercice aux plongeurs.

Cet échantillon regorge de piquants d'oursins, de fragments de coquilles d'oursins, de bryozoaires... tout un monde microscopique magnifique s'offre à nos yeux.



SUPER MYSTERE B2 :
1er vol de ce chasseur le 26 février 1957. Il repose sur le dos au large du cap Cepet suite à une collision entre 2 avions en janvier 1969.

Des foraminifères, de nombreux piquants d'oursins et de fragments de coquilles dans cet échantillon.




LE FERRANDO :
Charbonnier anglais construit en 1888, coule le 26 juillet 1893 suite à une collision avec le Cecille. Sable prélevé à - 27 mètres, coordonnées 43.03.778N - 06.13.553E.

Sable coquillier, micro-gastéropodes, piquants d'oursins... 



LE TROMBLON :
Chaloupe-canonnière construite en 1875 à Toulon, participe à la campagne de Tunisie en juillet 1881 puis inutilisée. Elle servira de cible à la batterie de Peyras et coulera en octobre 1898. Elle gît au sud de la point de Sainte Elme. 
Sable prélevé à -27m, coordonnées 43.03.808N - 05.54.327E. 

Sable coquillier, micro-gastéropodes, piquants d'oursins... La rouille a donné cette couleur orangé au sable.





LE RUBIS :
Sous-marin construit en 1931 à Toulon, désarmé en juin 1945 il servira de bâtiment d'instruction, s'il échappe à la destruction, il sera coulé en janvier 1958. Il gît au Cap Camarat . Sable prélevé à - 40 mètres, coordonnées 43.11.301N - 06.42.098E.

Des piquants d'oursins, des fragments de coquille, des roches métamorphiques, entre autres,  constituent ce sable. 




Le sujet vous intéresse, vous voulez en savoir plus sur les épaves du var, cliquez ici.

Je remercie chaleureusement Bernard Remaud pour ces magnifiques échantillons.

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